Médaille souvenir - Curé - 2012 - Cucugnan

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Description

laiton 34 mm – MON/CAT/009

Le Curé de Cucugnan est un sermon  recueilli par Auguste Blanchot de Brenas  en 1858, qu’Alphonse Daudetr a rendu populaire sous la forme d’une nouvelle publiée dans  l’Evènement du 28 octobre 1866, puis dans les Lettres de mon moulin en 1869. Daudet y traduit Lou curat de Cucugnan de Roumanille .

À Cucugnan , dans l’Aude,la Foi n’est plus présente. Le curé raconte dans un sermon qu’il a rêvé qu’il allait au Paradis puis au Purgatoire et n’y trouvait pas les habitants décédés de Cucugnan ; il les a trouvés en Enfer.Il fait alors le projet de confesser tout le village et de redonner la foi à tous les habitants.

En 1858 un jeune voyageur, Auguste Blanchot de Brenas, entend le sermon dans un village des Corbières. Il relate son voyage sous la forme d’un feuilleton publié sous le titre Avec mon ami Félix dans l’hebdomadaire La France littéraire, artistique et scientifique. Le sermon du curé de Cucugnan apparaît dans le numéro du 30 juillet 1859. Blanchot y affirme que la scène se situe dans un hameau où la ferveur était en décroissance et qu’il appelle Cucugnan. Il précise en note que « l’anecdote n’a pas eu lieu à Cucugnan : ce nom a été pris au hasard pour ne froisser aucune susceptibilité ».

En 1866, le félibre Joseph Roumanille rédige une version provençale du texte de Blanchot de Brenas qu’il publie dans l’Armana prouvençau sous le titre Lou curat de Cucugnan,

Alphonse Daudet traduit le texte de Roumanille qu’il publie la même année, accompagné de l’incipit suivant : « Tous les ans, à la Chandeleur, les poètes provençaux publient en Avignon un joyeux petit livre rempli jusqu’aux bords de beaux vers et de jolis contes. Celui de cette année m’arrive à l’instant, et j’y trouve un adorable fabliau que je vais essayer de vous traduire en l’abrégeant un peu…». Il ajoute dans l’explicit: « Et voilà l’histoire du curé de Cucugnan, telle que m’a ordonné de vous la dire ce grand gueusard de Roumanille, qui la tenait lui-même d’un autre bon compagnon». Daudet a raccourci le texte de Roumanille, omettant un passage où est décrit le stratagème utilisé par le curé pour que tout le village vienne écouter son sermon (la découverte d’un trésor).

La version de Daudet devient immédiatement célèbre. Aussi Blanchot de Brenas réclame à Daudet et Roumanille la paternité du texte. Sans réponse de leur part il menace Roumanille d’un procès pour plagiat. Celui-ci arrive à faire traîner les choses et échappe au procès grâce à la mort de Blanchot en 1877.

Depuis, de nombreuses versions ont vu le jour, presque toutes inspirées du texte de Daudet, notamment celle de l’audois Achille Mir, dans le tome 3 de ses œuvres complètes, Countes en proso e en vèrs, sous le titre Lou sermou dal Curat de Cucugna en 1884 et celle de Frédéric Estre, sous le titre Lou curat de Cucugnan en prouvençau en 1878.